Le mental

Nous entendons souvent parler du mental, que ce soit de surcharge mentale, de stress ou à l’inverse d’apaisement, de gestion etc.

Et parfois, il y a confusion…

Approchons-nous de sa définition

Le mental en tant que nom commun est définit sur le site de la Langue Française comme :

« (un) Ensemble des processus cognitifs et affectifs de l’individu, incluant pensées, émotions et comportements. »  

De manière générale nous avons tendance à confondre notre fonctionnement mental (nos formes-pensées) et notre fonctionnement neuronal (notre cerveau). 

Il est important de faire la distinction et de bien comprendre qu’un fonctionnement neuronal est une chose (avec sa réalité physique : ces deux hémisphères, ces câblages, ses prédispositions etc.) et que le mental en est une autre.

Le mental est un peu comme des lunettes qui donneraient une teinte particulière à ce que nous voyons et vivons. Ces lunettes créent « notre réalité » en fonction de nos propres filtres.

Des filtres qui nourrissent nos pensées,

Nous formons, déformons et « nourrissons » notre mental depuis notre naissance, de manière consciente et inconsciente. Nous créons des formes-pensées, des perceptions de nous et du monde et tout cela par le biais de :

  • Nos expériences
  • Nos croyances (collectives, familiales…)
  • Notre estime
  • Nos émotions
  • Notre créativité
  • Nos messages (que nous nous adressons)

Ces 6 filtres cités sont comme six couches de verres participant à cette vision de nous-même, du monde et des événements.

Le mental est constitué de pensées « nourries » qui créent une perception de la réalité.

Le mental comme expérience individuelle

Le mental va nous permettre d’interpréter la réalité et de partager notre propre vision du monde en lien avec notre vécu personnel.

Si l’on devait le résumer, nous pourrions dire que notre mental est le filtre par lequel nous percevons la vie et les situations en fonction de ce que nous croyons, de ce que l’on nous a transmis,  de ce que nous avons vécu et ressenti.

Il est un élément qui participe activement à notre identification en tant qu’individu.

Il est un peu comme un « condensé » de notre parcours : la représentation qu’il nous donne de nous-même et de notre environnement se fait en fonction de notre histoire et de l’angle sous lequel on l’a observée et éprouvée.

Grâce à notre mental nous pouvons nous adapter, anticiper, nous positionner, etc. tout en nous appuyant sur notre « base de données ».

Une base de données faite de ressources et de freins,

Le monde mental est un espace infini, chaque pensée a une origine en corrélation avec des expériences, des paroles, d’autres pensées etc. Il serait donc vain de penser pouvoir un jour discerner tout son contour et son contenu.

Cependant nous pouvons discerner et identifier certaines formes-pensées récurrentes qui se révèlent être des ressources ou des freins dans notre quotidien et notre lien à nous-même.

Des lunettes colorées mais parfois plus adaptées…

Il arrive que notre vision des choses ne nous semble plus en accord avec ce que nous souhaitons vivre et ressentir actuellement. Il arrive aussi qu’à un moment nous nous rendions compte que notre vision nous enferme dans un paysage étriqué (ces fameuses « crises » de conscience).

Pour rappel, notre mental va traiter, assimiler et intégrer les informations que nous lui fournissons. Si nous changeons les informations notre mental s’adaptera.

Toutefois, quand ces moments-là se présentent, il peut être intéressant d’identifier justement de quoi sont faites nos lunettes actuelles et comment aller vers plus de justesse pour soi.

Cela permet ainsi de créer du mouvement dans notre perception et de favoriser une écoute de soi plus en accord avec son évolution.

. Quelles sont les croyances qui nous limitent ?

. Et quelles sont celles qui nous fortifient ?

. Que viennent dire ces croyances de nous à l’instant ?

. Sont-elles encore toutes valables ?

Etc.

Et ça pour les 6 couches de verres qui créent nos formes-pensées.

Le risque d’une identification extrême au mental

Si au contraire nous nous enfermons dans notre mental (même de manière inconsciente) il va alors diriger notre vie et notre perception du monde. Le mouvement sera comme bloqué.

Cela peut nous amener à ne plus être réceptif à ce qui se vit à l’instant et surtout créer une boucle empêchant alors la prise de recul :

Les mêmes pensées sont nourries et renforcées. Les possibilités de nouveautés se font plus en plus rares.

« Vivre dans sa tête ». Nous y voilà.

Il n’y en a plus de place pour les ressentis corporels, pour un nouvel angle de vue et une autre façon de « nourrir » ses perceptions.

A ce moment-là, le mental n’est plus un outil créatif et expérientiel mais un bourreau enfermant. Si nous nourrissons notre mental de manière automatique, la boucle continue et les pensées répétitives/envahissantes ne se font que plus présentes.

Ne pas chercher à s’extraire de son mental mais pouvoir prendre du recul sur ce qui le nourrit et le constitue.

Comme évoqué plus haut, espérer sonder tout son mental est un fantasme. Cette perception que nous avons de nous et du monde est faite d’innombrables détails et c’est aussi, ce qui fait de nous qui nous sommes.

Nous ne sommes pas un autre.

Par contre, nous nous sommes parfois identifié à des éléments qui finalement ne nous appartiennent pas ou avec lesquels nous ne sommes pas si d’accord que ça. Nous avons pu par exemple, porter un regard jugeant sur un de nos fonctionnements ou encore réprimé/surinvestir une émotion. Et aujourd’hui il est peut-être temps de prendre en considération tout cela pour se sentir mieux avec soi.

Aller à la rencontre de son mental implique d’apprendre à discerner nos fonctionnement et nos filtres de perception (« J’ai toujours pensé ça, mais est-ce que ça me convient ? »). Cela inclut également de pouvoir nous ouvrir un peu plus à ce qui résonne pour nous maintenant et de pouvoir se relier à ses aspirations personnelles et à son identité essentielle. Par ce biais alors peuvent se créer de nouvelles expériences qui amèneront à découvrir de nouvelles compétences et de nouvelles perceptions de soi et du monde par exemple.

Un cercle vertueux

Puisque notre mental participe à notre vision de nous et du monde, nous avons donc la possibilité de « choisir » ce à quoi nous allons laisser de la place ou non. Bien sûr il n’est pas possible de venir par la seule force du contrôle décider de qui nous sommes et cela serait même bien prétentieux…

Nous sommes faits aussi d’expériences collectives et individuelles inconscientes.

Sans chercher à se défaire de tout ce qui a ou, a eu un impact sur notre construction, nous avons la possibilité de moduler notre perception mentale. Il nous est possible par exemple, une fois un certain recul pris, de choisir de regarder les événements de notre vie sous un angle positif ou non. Nous avons également le choix d’aller explorer certaines croyances bien ancrées par exemple et de les modifier. Cela passera par l’expérimentation : une nouvelle expérience viendra alors apporter une nouvelle information et ajustera notre perception. Chacun des 6 filtres évoqués plus haut aura son incidence et chacun d’entre eux peut être explorés de manière à vivre une vie plus alignée et ajustée à qui nous sommes.

Au sein des séances de coaching se vit cette transformation et cette expérience vers une meilleure connaissance de soi.

C’est d’abord en se référant à là où nous en sommes aujourd’hui, à là où se trouvent nos besoins et à ce que nous pouvons ajuster que nous allons chaque jour apprendre et aller vers ce qui est juste pour nous.

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